Les Essais de Patrice • Fiat

Fiat 124 Coupé Miracle à l’italienne

Souvigny est une charmante petite localité de l’allier où j’ai récemment croisé ce ravissant coupé Fiat 124. Malgré sa carte grise datée de novembre 1970, il est dans un état d’origine exceptionnel. Par Patrice Vergès

La plupart des Fiat de cette époque a disparu de notre vieille planète mangée par la rouille. Je roulais alors au volant d’une berline Fiat 125 Spécial déjà piquée  après seulement trois ans d’utilisation. Cette Fiat 124 coupé arbore non seulement sa peinture d’origine mais elle n’a pas l’ombre de l’ombre d’une pique de rouille. Richard, son propriétaire depuis plus de 15 ans essaie d’expliquer ce miracle automobile « Le premier propriétaire la faisait coucher dans un garage et avait fait aussi blacksonner le soubassement. Après l’avoir utilisée comme première voiture pendant quelque temps, je l’ai remisée dans le garage de ma belle-mère et ne l’utilise que pour la balade et sorties entre passionnés. 

Un grand succès

Il est vrai qu’elle n’affiche que 71000 km au compteur contre 58000 quand il l’a achetée. Strictement d’origine, elle est chaussée des jolies roues en alliage léger optionnelles, d’anti-bouillard et d’un rétroviseur Sébring  coté conducteur. Il faut savoir que le coupé 124 né en 1967 a rencontré un grand succès commercial puisqu’il a été produit jusqu’en 1973 à près de 300 000 exemplaires dont 100 000 phase 2. Il a démocratisé le coupé 4 places issu d’une berline de série, ce, avant la mode des Capri arrivées plus tard.

 Il a bénéficié de plusieurs restylages ; un fort réussi en 1970 avec une calandre 4 phares liée à des feux arrières doublés et un raté en 1972 avec un look inspiré de  la peu inspirée 132 qui fut un échec. La plus belle est unanimement la phase 2 identique à celle de Richard dont l’avant s’inspire de la Fiat Dino. Trois mécaniques double arbres l’ont animé : un 1400 de 90 ch, un 1600 de 110 ch et un 1800 de 118 ch Mais contrairement à ce que je croyais savoir, sa phase 2 est propulsée par un 1400 de 90 ch et non le 110 ch. La carte grise en témoigne.

Une latinité hélas perdue

Malgré ses 50 ans, cette Fiat est en pleine forme. La  commande de boîte et le freinage à quatre disques sont encore actuels, plus que la direction ferme et imprécise. Quant à la visibilité elle est étonnante par rapport aux véhicules contemporains. Les Fiat de cette époque, que ce soient les coupés 850, 128 et 2300 avaient une sensualité et une latinité  qu’ont perdues les modèles d’aujourd’hui.Richard ne remplacerait son coupé 124 que par un spider 1600 devenu très rare pour la même raison. Il aime cette voiture qu’il a vu rouler dans sa jeunesse pour de nombreuses raisons : sa forme, son bruit, l’odeur très particulière de son habitacle, sa planche de bord dont tous les manomètres ronds noirs sont écrits en italien et surtout parce qu’elle est née la même année que Claudine, la femme qu’il aime….

 

 Malgré ses 50 ans, la Fiat 124  de Richard est dans un état exceptionnel. 



Sa peinture d’origine n’a pas une pique de rouille



La phase 2 se reconnaissait par sa calandre redessinée et ses feux rouges dont la surface avait été doublée



La planche de bord constellée de petits manos était ravissante. La phase 2 avait perdu le faux bois de la planche de bord mais le volant était toujours en matière plastique  malgré les apparences



 

 

 

 

 

 

Les jantes de seulement 13 pouces en alliage léger étaient optionnelles. La Fiat 124 coûtait 20 000 francs en 1970 soit sensiblement 35/40 000 € actuels

 

 

 

P.O.A juin 2013

Mercredi 30 octobre 2013

L’avis des Petits Observateurs

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