Certains exècrent la BX, d'autres l'aiment et même quelques-uns l'adorent comme Philippe qui répond au nom de Philippe Bexiste sur son compte Facebook. Il compte.... cinq BX dont ce break de fin 1988.
BX Citroën Break : " C'est un couteau suisse ! "
Écrit par
Patrice Vergès (Romancier, journaliste, essayeur, auteur & chroniqueur , Petites Observations Automobiles)
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- Type de véhicule
- Break
- Marque
- Citroën
- Année
- 1988
- Modèle
- BX
- dossier
- Les Essais de Patrice
- Tags
- Les Youngtimers, Espagne
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Mardi 3 février 2026
Écrit par
Patrice Vergès Petites Observations Automobiles - Romancier, journaliste, essayeur, auteur & chroniqueur
Membre du Gouvernement POA.
En juillet 1985 Citroën proposa un break dérivé de sa berline BX lancée fin 1982. Construit chez le carrossier Heuliez à Cerizay, il se distinguait par son arrière allongé de 17 cm (4,40 m) et sa hauteur accrue de 3 cm due aux barres de toit. Il avait été conçu dans un rôle plus pratique qu'esthétique en conservant les portes arrière de la berline ce qui chagrina alors quelques esthètes de l'esthétique. L'avantage était d'offrir un volume arrière de 1800 dm3 accessible par un vaste hayon réalisé en composite comme le capot d'ailleurs.
Le break était plus long de 17 cm que la berline dont il avait conservé le même empattement
"Blaoum !"
Je me souviens fort bien des essais de la BX 1987 en juillet 1986. Pour répondre aux critiques portant sur la légèreté légitime de sa finition, Citroën avait collé des feuilles isolantes à l'intérieur des garnitures de portes. Citroën nous avait fait une démo sur le bruit des portes qui se fermaient désormais en lâchant un "blaoum" sourd comme sur une Golf, la référence, et non plus d'un "bling" creux comme avant. Elle avait aussi bénéficié d'un tableau de bord plus massif à l'aspect plus robuste aux compteurs ronds classiques. On remarquait également des ailes avant redessinées aux clignotants agrandis type cristal prolongeant les phares et boucliers différents plus quelques babioles.
Le break de Philippe de fin 1988 est animé par le nouveau moteur turbo diesel de type XU de 1769 cm3 annonçant 90 ch contre 65 pour l'atmosphérique de 1905 cm3. Une mécanique jugée exceptionnelle à l'époque autant pour son agrément, ses reprises vigoureuses et sa faible consommation. Frugal, il permettait à la BX de parcourir plus de 1300 km avec un plein ! Peugeot savait faire de bons moteurs à cette époque. Philippe nous a dévoilés il y a deux ans sa BX 14 RE à l'éclatante couleur jaune Cedrat, aujourd'hui c'est le tour de ce break acheté en 2021.
La partie allongée était soulignée de noir pour mieux s'intégrer au dessin des portes arrière
Philippe Bexiste au volant de sa BX 14 RE d'un rare jaune Cedrat
Planche de bord redessinée en 1987 dans un dessin plus massif symbolisant mieux la robuste
Toujours actuel au plan dynamique
" C'est la dernière BX que j'ai achetée. Par rapport aux berlines, c'est un véritable couteau suisse car elle sert à tout et se révèle bien plus pratique au niveau du chargement. C'est la fonction qui crée la forme. Avec 180 000 km au compteur, elle était en excellent état car son dernier propriétaire très tatillon et soigneux l'avait conservée 35 ans".
Légère même en break (1100 kilos) le moteur Turbo diesel XUD bénéficiant d'un échangeur air-air offrait des performances élevées pour l'époque et surtout des reprises étonnantes. Moteur qu'on retrouvera également sur la 405. Philippe ne tarit pas d'éloges sur ses BX particulièrement sur son break diesel dont le point fort outre son vaste coffre était sa suspension hydraulique insensible à la charge avec un niveau constant. Pour supporter davantage de poids, le break avait des sphères plus volumineuses liées à une barre antiroulis plus raide.
Philippe analyse ses qualités et ses défauts. " Coté qualités, il est encore plus pratique que la berline et me séduit par sa tenue de route, son confort et son freinage et la vivacité de ses réactions. Par mon métier (il travaille chez Peugeot) je conduis beaucoup de voitures neuves. Même s'il avoue son âge par certains détails, il est encore actuel au plan dynamique avec un moteur impressionnant en reprises où il repart très fort. Coté défauts, il est plus encombrant et plus bruyant surtout de par la qualité médiocre de ses plastiques. Tout grince à l'intérieur ! Il apporte plein de sensations ! Le graal pour moi, serait une BX GTI ou une Sport, mais il y en aura certainement d'autres du moins autant que je peux ".
Précisons que Philippe partage ses cinq BX avec une dizaine d'autres voitures de collection. Ceci expliquant qu'il n'a parcouru que 10 000 km au volant de son break. Version qui a connu une honorable carrière commerciale produit jusqu'en 1994 à plus de 186 000 unités contre 2 135 000 berlines. N'en déplaise à ceux qui prétendent aujourd'hui que la BX était une horreur esthétique signée Marcello Gandini tout de même, leurs aînés l'ont beaucoup aimée.... .
Deux boîtes à gants sur la nouvelle planche de bord. On devine les molettes rotatives des sièges situées à l'avant
La BX se distinguait pas le confort de ses sièges. C'était le royaume du plastique
La BX offrait une excellente habitabilité aux places arrière
Ailes redessinées, nouveau bouclier sur la BX phase II apparue en juillet 1986
Immense coffre de 1,11 m de large accueillant 512 litres et jusqu'à 1800 dm3 sièges abaissés
A cette époque, Citroën adorait les sigles les plus longs possibles...

L’avis des Petits Observateurs
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